20 avril 2007

Pour ceux qui n'en n'ont rin à fout.


Onze équipes vont se battre pour prendre les quatre premières places du classement, quatre fauteuils leur permettant d’accéder aux demi-finales. Dès le 6 mai, 7 d’entre elles seront éliminées. C’est la première ‘période couperet’ de la 32e America’s Cup. A partir de cet instant et jusqu’à la fin des compétitions, les régates se jouent en match racing – deux équipages face à face, en un véritable combat de gladiateurs. La Louis Vuitton Cup débute avec deux Round Robins où chaque équipe rencontre toutes les autres une fois. A ce stade, les challengers au top feront tout pour éviter les erreurs et consolider leur position en haut du classement. Pour les équipes du milieu de tableau, la lutte pour prendre la quatrième place, ultime ticket pour les demi-finales, sera l’objectif à atteindre. Les challengers qui occupent le bas du classement ont également un rôle important à jouer. Chaque victoire qu’ils remportent est susceptible de déstabiliser une équipe plus forte. Pour tous, les enjeux sont très importants, et ce, dès le premier match.
Parmi les 11 challengers, qui seront ces quatre élus ? Les favoris auront-ils tenu leurs promesses ou auront-ils flanché ? Quels qu’ils soient, leur chemin sera semé d’embûches. Désormais, aucun match ne sera facile. L’équipe en tête du classement à l’issue des deux Round Robins a le privilège de choisir son adversaire pour les demi-finales (qui se jouent au meilleur de neuf matchs). Les deux équipes restantes se rencontrent également. Les deux vainqueurs se qualifient en finale. Les deux paires demi-finalistes disputent une seule régate par jour. Cette période de compétition peut durer cinq jours, en cas de victoire 5-0, ou 9 jours si la confrontation est plus serrée.
Pendant que les challengers se sont aguerris dans les batailles de la Louis Vuitton Cup, Alinghi s’est entraîné et préparé de son côté, dans le but d’être assez rapide et assez fort pour conserver l’America’s Cup. Le 32e America’s Cup Match, qui récompense la première équipe à remporter 5 victoires (au meilleur des neufs matchs), teste la capacité des deux équipages à exceller dans un large éventail de conditions. La régularité est la clef. Les deux premiers jours de compétition seront certainement révélateurs de la supériorité d’une équipe et de ses chances de succès dans la quête de la Coupe. L’America’s Cup Match peut se jouer en cinq régates, en cas de victoire 5-0, à moins qu’il faille, comme en 1983, attendre jusqu’à l’ultime course pour connaître l’identité du vainqueur.

glock ! psshhiiiiiiiiiiii ...

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17 avril 2007

America's cup






Hier a commencé la phase finale de l'america's cup.





D'abord un peu d'histoire. Il y a longtemps, le roi d'Angleterre qui se faisait hyper chier dans son bain, décida de faire une régate dans la vrai mer -précisément dans le Solent, en face de l'île de Wight- qui métrait en jeu comme trophée un horrible pichet en argent qu'il venait de gagner à la chasse (car il aimait bien la chasse aussi, le roi) . Il convoque donc plusieurs bateaux prestigieux, et, ne résistant pas à l'envie de ridiculiser un amerloque, invite un ténor du New York Yacht Club, la goélette America.

Pendant la régate, le roi reste sur le ponton, et son serviteur guette l'arrivée des concurrents. Soudain, au loin apparaît une voile. Le serviteur attrape sa longue-vue, et reconnaît rapidement les deux mats d'America. Il annonce la nouvelle à son altesse, qui un peu embêté par cette victoire des ricains, demande "Who is the second ?" "Sir, there is no second !". Cette phrase gravera à tout jamais la légende de la coupe de l'America. Les américains ramènent donc le pichet, et deviennent ainsi les "defenders", (ce qui veulent le garder), et convient tous les sept ans des "challengers" qui eux, veulent le ramener chez eux. Les américain gardèrent longtemps le trophée (plus de 100 ans) mais il se le font chiper par les australiens, puis les kiwis, et, dernièrement, par les suisses. La coupe est donc pour la première fois en Europe depuis 2000.
Le pays organisateur peut choisir absolument tout ce qu'il veut: de la taille des bateaux aux casquettes des barreurs, il décide de tout alors que les autres n'ont droit qu'à la fermer.


ici, Alinghi, le Defender suisse



(prochainement, le déroulement des régates, préparez l'aspirine)

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15 avril 2007

Le train




J'aime le train. Même si ça fait chier, même si ça pue, même quand on est mal assis.


Dans le train on voit des gens. Plein de Gens. Ils ont tous leur histoire, et moi, ce que j'aime, c'est imaginer la leur. Cette dame là, elle dit danke à son fils, qui a 7 ans, et pourtant elle vient de lui dire d'enlever sa casquette EN FRANÇAIS ! elle a aussi une fille, qui n'a pas un an, qui se tient déjà debout (sûrement une futur marathonienne) et qui gazouille en regardant le dingue assis en face. J'ai rien contre les fous, à part un peu de jalousie pour leur statu, mais celui là a l'air vraiment chiant. Il doit travailler dans un entrepôt ou un super marché, parce que dès que quelqu'un rentre dans le t.e.r, il lui indique avec insistance où il doit se placer dans le wagon. Les vélos ont leur place, il faut l'utiliser, même si l'on ne reste dans le train que pour un arrêt.

Quand on arrive à Hennebont, on voit Côte-d'or II , l'ancien trimaran de Tabarly depuis le pont qui passe le Blavet. J'aime ce passage, même si le bateau, je l'ai déjà vu de plus près, même si je suis déjà passé sur ce pont. C'est peut être le fait qu'il soit si éphémère, qu'on ait juste le temps de l'entr'apercevoir.



Dans le train, on peut faire plein de conneries. Au mieux, les Gens pouffent gentiment dans le coin, au pire ils nous prennent pour des crétins finis ou des gamins immatures, et nous méprisent d'un regard hautain. C'est le meilleur. On pourra dire que la vielle peau se sera foutue de nous en la traitant de vielle chieuse, elle pourra raconter à ses copines du bridge que la Jeunesse ne respecte décidément plus rien.

Et puis on parle, souvent pour ne rien dire, peut être pour faire chier la vielle, peut être pour passer le temps, peut être pour se rapprocher de sa voisine, ou pour que le wagon sache qui nous sommes...